Après le point final · leçon 7 sur 13
Fixer son prix
On fixe son prix en regardant celui des autres. C’est un début. Mais la question n’est pas seulement ce que le lecteur paie. C’est ce qui vous revient.
Deux prix, un roman
Mémoire écarlate coûte 19,90 euros sur Amazon. Il m’en revient 6. En librairie, par un prestataire, il coûtait 21,90 euros. Il m’en revenait 1. Le lecteur payait plus cher, et je touchais six fois moins.
Entre le prix et vous, il y a des intermédiaires : l’imprimeur, la plateforme, le distributeur, le libraire, parfois un prestataire. Chacun prend sa part. Plus ils sont nombreux, moins il en reste. Avant de choisir un circuit, faites le calcul exemplaire par exemplaire.
Le prix et le lecteur
Un prix trop haut fait hésiter un lecteur qui ne vous connaît pas. Un prix trop bas dit que le livre ne vaut pas grand-chose. Pour un premier roman, le lecteur prend un risque. Plus le prix est raisonnable, plus le risque est petit.
Le numérique change le calcul : pas d’impression, pas de transport. Un prix bas y est possible, et il fait découvrir l’auteur. Le papier, lui, a un coût de fabrication en dessous duquel on ne descend pas.
Les campagnes
J’ai fait des campagnes de promotion. Une campagne fait monter les ventes le temps qu’elle dure. Ce qu’il faut regarder, c’est ce qui reste après : des lecteurs qui lisent le livre suivant, ou rien. Une campagne qui coûte plus qu’elle ne rapporte n’est pas un investissement. C’est une dépense.
Exercice
- Notez le prix de votre livre dans chaque circuit où il est vendu.
- Pour chacun, notez ce qui vous revient sur un exemplaire.
- Comparez avec cinq livres de votre genre, de la même longueur, d’auteurs aussi peu connus que vous.
- Avant toute campagne, écrivez ce que vous attendez, en chiffres. Après, comparez.