Après le point final · leçon 8 sur 13
Papier, numérique, impression à la demande
Un roman peut exister en papier, en numérique, ou les deux. Le choix paraît technique. Il décide en fait d’où votre livre pourra être vendu.
L’impression à la demande
En auto-édition, le livre papier est presque toujours imprimé à la demande. Un exemplaire n’existe que lorsqu’un lecteur le commande. Pas de stock, pas de cartons dans le garage, pas d’invendus. Pour l’auteur, c’est une chance.
Le piège
Pour le libraire, c’est un problème. Une librairie vit d’un usage simple : elle peut renvoyer au distributeur les livres qu’elle n’a pas vendus. Un livre imprimé à la demande ne se renvoie pas. Le mettre sur sa table, c’est prendre le risque de garder les invendus. Alors il ne le commande pas, sauf pour un client qui le réclame.
Je l’ai appris à mes dépens. Mon roman était au catalogue d’un grand distributeur. Il s’est vendu à trois exemplaires en librairie, et c’est moi qui les ai vendus. Je raconte pourquoi j’ai quitté Librinova.
Le numérique
Le livre numérique ne coûte rien à fabriquer en plus. Il se vend moins cher, et il permet à un lecteur curieux de vous essayer pour le prix d’un café. Ne le négligez pas. Ne comptez pas non plus sur lui seul : beaucoup de lecteurs veulent encore du papier.
Alors, quoi ?
Les deux, presque toujours. Le papier en impression à la demande, pour ceux qui commandent en ligne. Le numérique, pour ceux qui découvrent. Et pour les librairies, quelques exemplaires que vous apportez vous-même, en dépôt : le libraire ne paie que ce qu’il vend, et vous reprenez le reste.
Exercice
- Notez où votre livre peut être acheté aujourd’hui : en ligne, en numérique, en librairie.
- Demandez à un libraire près de chez vous s’il pourrait le commander, et à quelles conditions.
- Demandez-lui s’il accepterait cinq exemplaires en dépôt. Écoutez sa réponse jusqu’au bout.